Jean Victor BERTIN (Paris 1767-1842)

Estimation : 25 000/30 000 €

Prix de vente : 101 000 €

Paysage d’Italie

Huile sur Toile

Petits manques.

62 x 97 cm

 

Elève de Doyen, Bertin trouve sa vocation auprès de

Pierre-Henri de Valenciennes. Il se spécialise dans le paysage

composé à la manière de Poussin et Claude Lorrain

et s’inspire de sites italiens réels. Ses oeuvres présentent

une facture émaillée et claire, caractéristique du néoclassicisme.

L’intensité de la tonalité diminue progressivement

depuis le premier plan pour créer de la profondeur.

Une atmosphère transparente et limpide est rendue par

de légers glacis.

On sait depuis peu que Bertin se rendit en Italie en 1806,

séjournant essentiellement autour de Rome. Douze ans

plus tard, il commence à publier son Recueil d’études de

paysages à destination de ses élèves, Corot, Michallon,

Coignet, Fleury, Rémond ou Roqueplan qui sont passés

par son atelier.

Notre toile est la réplique d’une oeuvre peinte antérieurement,

vers 1808-1810 (Boulogne-Billancourt, Bibliothèque

Marmottan), presque de mêmes dimensions (60 x 96 cm,

Suzanne Gurwirth, “Jean-Victor Bertin : un paysagiste

néoclassique”, Gazette des Beaux-arts, mai-juin 1974,

p. 347, n° 58). Comme à son habitude, et devant le succès de

cette composition, Bertin en peint d’autres versions. Selon

l’usage de l’époque, son atelier y collabore, en particulier

pour les personnages ou des détails de l’architecture. Une

version, associée en paire au Paysage de l’ancienne Grèce

(75 x 109 cm) et entrée au musée d’art occidental de Tokyo

en 2007, est nommée de façon erronée Vue de Valdomonte

alors qu’il s’agit d’un site imaginaire constitué d’éléments

épars vus et notés dans ses carnets lors de son séjour dans la

campagne romaine.

Notre tableau sera inclus au catalogue raisonné de Jean-

Victor Bertin en cours de préparation par Messieurs

Damien Dumarquez et Jean-Louis Litron.