SUMIAKA-TEBAKO
Estimation : 800 / 1 000 €
Sumiaka-tebako de forme rectangulaire en bois et laque, le couvercle de forme légèrement bombé à décor en incrustation en bois, ivoire d'éléphant sculpté et laque takami-e représentant la légende de Ryûô sur fond rankaku.Intérieur en hiramaki-e, côtés extérieurs en takamaki-e et rankaku.
Légers frottements d'usage, lacune à la maoin droite de .... ainsi qu'au fond rankaku.
Japon, fin de l'ère d'Edo (1603-1868), première moitié du XIXème siècle
H : 24, L : 35, P : 25 cm
Poids brut total : 1970 g
La légende de Kûkai, Shubin et le dragon Zennyo Ryûô
En 824 de notre ère, une terrible sécheresse s'abat sur le Japon. L'empereur Saga convoque alors deux moines rivaux de l'école bouddhiste Shingon, Kûkai, maître du temple de l'Est (Tô-ji), et Shubin, gardien du temple de l'Ouest (Sai-ji) et leur confie la mission de faire revenir la pluie.
Shubin, animé par la jalousie, emprisonne par magie tous les dragons du Japon afin de faire échouer son rival. Mais Kûkai découvre qu'un seul dragon demeure libre : Zennyo Ryûô, une créature céleste résidant en Inde, fille d'un roi dragon protecteur de Bouddha et être ayant atteint l'illumination. Inaccessible aux sortilèges de Shubin, elle seule peut encore sauver le pays.
Kûkai se retire au jardin Shinsen'en de Kyôto, récite pendant sept jours un sutra sacré et, par la puissance de sa dévotion, convainc Zennyo Ryûô de traverser les mers. Le dragon répond à son appel et fait tomber de fortes pluies sur l'ensemble du Japon pendant trois jours, mettant fin à la catastrophe.
Cette scène des les deux moines face au dragon invoqué, est l'un des sujets les plus nobles de l'iconographie bouddhiste japonaise, illustrant le triomphe de la vertu spirituelle sur la rivalité humaine.